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Plantes médicinales de la femme, remèdes et herbes pour les maux des femmes : ménopause, règles douloureuses, syndrome prémenstruel, grossesse et allaitement

L’herboristerie nous offre des solutions naturelles intéressantes lorsqu’il s’agit de nous aider à retrouver un équilibre, et notamment un équilibre hormonal.

Les plantes de la femme sont des alliées millénaires qui ne demandent qu’à être redécouvertes. Nous en verrons 5 en détails dans cet article, après une série de conseils pour mieux comprendre les dérèglements qui peuvent arriver au cours de la vie féminine (et les différentes plantes médicinales qui peuvent aider à les réguler).

Avant tout, je pense qu’une reconnexion à son cycle et une bonne information quant au fonctionnement de l’appareil reproducteur féminin sont essentiels. Je vous encourage donc à lire également l’article précédent de ce thème sur la Fertility Awareness Method.

Ensuite, une fois reconnectées à ce mécanisme cyclique et hormonal, les plantes médicinales que l’on va voir dans cet article peuvent être extrêmement utiles dans l’accompagnement des différentes phases du cycle et les étapes de la vie hormonale d’une femme (menstruation, grossesse, (pré)-ménopause).

Plantes de la femme : précisions préalables

Notre système hormonal est très complexe et dépendant d’une série de facteurs. On peut par exemple citer :

Pour prendre en main ses soucis de santé, il reste essentiel de chercher à comprendre quels facteurs sont à l’origine de notre déséquilibre. Souvent, il est nécessaire de mener une réflexion approfondie sur son mode de vie, sur ses besoins, sur son rapport à sa féminité et comment on vit ses cycles menstruels. Installer des rituels au moment de nos différentes phases du cycle peut par exemple être un premier pas vers une meilleure écoute de soi.

De même, cette étape ne dispense absolument pas de consulter un professionnel de santé, c’est simplement une démarche complémentaire qui permet de s’interroger et de reprendre en main son propre bien-être.

Les plantes de la femme ne sont donc là que pour aider ponctuellement. En effet elles ne peuvent et ne doivent pas remplacer une démarche en profondeur.

Ceci dit, de nombreuses plantes existent qui ont de tous temps été utilisées par les femmes pour soulager leurs syndromes. Elles restent une solution naturelle et respectueuse du corps, alors connaissons les et ne nous en privons pas !

N’oubliez pas de demander conseil à votre herboristerie préféré pour bien respecter les dosages et les indications en fonction de votre propre situation… Il faut notamment être particulièrement vigilant avec ces plantes dans le cas d’antécédents de cancers hormono-dépendants.


Comment les plantes facilitent le cycle menstruel

Nous allons dans un premier temps passer en revue différents problèmes liés au cycle féminin et identifier les formes d’aides apportées par les plantes. Vous pouvez aller directement à la problématique qui vous concerne afin d’en savoir plus sur les plantes qui peuvent vous être utile.

Syndrome pré-menstruel (SPM) et règles douloureuses

Le SPM ou syndrome pré-menstruel est un ensemble de symptômes ayant lieu quelques jours avant le début des règles. Cela peut être par exemple une irritabilité, de l’anxiété, des seins douloureux ou sensibles, un gonflement des mains, des maux de tête, des troubles digestifs ou du sommeil.

Rééquilibrage hormonal pour soulager le SPM

En phytothérapie, on va souvent conseiller la prise de gattilier (vitex agnus-castus) pour soulager le SPM. Le gattilier est en réalité un arbrisseau qui pousse en Europe méridionale, en Asie et en Afrique du Nord. On utilise les graines de cette plante sous la forme d’extraits secs (comprimés, gélules). Elles ont des effets progestérone-like et permettent donc de réguler le cycle menstruel lorsque la production de progestérone fait défaut. Mieux vaut demander conseil à son médecin ou son naturopathe avant de démarrer une cure de gattilier car celle-ci doit être envisagée sur un temps relativement long.

Accompagner les règles

Certaines plantes emménagogues peuvent également être utiles. Elles aident l’utérus à se contracter, favorisent l’apparition des règles lorsqu’elles tardent à apparaître et aident à diminuer les douleurs des règles (dysménorrhée). Ces plantes sont évidemment reconnues comme alliées des femmes. Il s’agit notamment de l’angélique (angelica archangelica), de l’achillée (achillea millefolium), de l’armoise (artemisia vulgaris), de la sauge (salvia officinalis) ou encore de la camomille allemande (matricaria chamomilla). Elles se trouvent facilement et se prennent en tisane.

Renforcer l’utérus

D’autres plantes vont avoir une action de renforcement et de revitalisation de l’utérus. Elles se prennent lorsque les symptômes sont liés à un manque de minéraux, un manque de force de la région utérine. Il s’agit par exemple du framboisier (rubus idaeus), de l’ortie (urtica dioica), de l’agripaume (leonurus cardiaca) ou de la prêle (equisetum arvense).

Calmer le système nerveux

Les plantes calmantes telles que l’agripaume (leonurus cardiaca), la lavande (lavandula angustifolia) ou la mélisse (melissa officinalis) vont permettre d’agir plus directement sur le système nerveux lorsque c’est ce dernier qui est le plus sollicité ou impacté. Elles calment, détendent et fortifient les nerfs, avant et pendant les règles.

Soutenir l’action du foie

Enfin, le SPM peut parfois être lié à un problème de blocage du foie, ce dernier ayant du mal à éliminer les hormones lors de la chute de celles-ci au moment des règles. Dans ce cas là, les symptômes ont tendance à disparaître après le premier jour des règles. Les plantes du foie telles que le pissenlit (taraxacum officinale) vont alors énormément aider. Pensez aussi aux bonnes habitudes qui aident au quotidien votre foie : manger vert, boire plus d’eau, faire du sport régulièrement, apprendre à exprimer ses émotions et éviter les toxines qui surchargent le foie.

Amhénorrée ou absence de règles

L’aménorrhée est l’absence de saignements menstruels. Dans ces cas là on va utiliser les mêmes procédés que pour le SPM et les règles douloureuses (voir ci-dessus) :

  • rééquilibrer le cycle hormonal,
  • accompagner le déclenchement des règles,
  • renforcer l’utérus,
  • calmer le système nerveux,
  • soutenir l’action du foie.

On utilisera en particulier les plantes qui régulent le cycle menstruel telles que le gattilier (vitex agnus-castus), l’angélique chinoise (angelica sinensis) ou l’agripaume (leonurus cardiaca).

Grossesse

Les plantes en début de grossesse

En début de grossesse (premier trimestre), les plantes progestérone-like telles que le gattilier (vitex agnus-castus) peuvent être utilisé pour prévenir la fausse couche. Il faudra à l’inverse éviter toutes les plantes qui activent la production d’œstrogènes (voir plus bas la section sur la régulation hormonale).

Certaines plantes aident à lutter contre les nausées et vomissements. C’est le cas du gingembre (zingiber officinale) qui peut facilement être pris pendant toute la durée de la grossesse. Le gingembre est également une plante réchauffante qui a un effet positif sur la libido.

Les plantes en fin de grossesse

En fin de grossesse (dernier mois), on utilisera les feuilles de framboisier (rubus idaeus), en évitant toutefois les excès. Ces dernières aident à renforcer l’utérus tout en luttant contre la constipation. Le psyllium (plantago ovata), un laxatif doux qui peut facilement être intégré à l’alimentation, aidera également à traiter les soucis de constipation.

Enfin, le fenouil (foeniculum vulgare) est une autre plante extrêmement utile en fin de grossesse et début d’allaitement puisqu’elle facilite la digestion tout en favorisant la lactation.

Ménopause

La ménopause désigne la période qui survient au moment où les ovaires cessent de produire les hormones reproductives : œstrogène et progestérone. Cette période est souvent accompagnée de bouffées de chaleur, avec des règles irrégulières, une sécheresse vaginale et cutanée, et une certaine irritabilité. Ici encore, en fonction des causes et des déséquilibres, on utilisera diverses familles de plantes.

Rééquilibrage hormonal

Toutes les plantes régulatrices de la production hormonale pourront être utilisées en fonction d’un déséquilibre hormonal spécifique (voir section suivante). On peut encore citer le gattilier pour son action progestérone-like. Et la sauge (salvia officinalis), la réglisse (glycyrrhiza glabra), le soja (glycine max) et le trèfle rouge (trifolium pratense) pour leur action œstrogène-like.

Renforcer le système nerveux

Les plantes comme le millepertuis (Hypericum perforatum), la marjolaine (origanum majorana) ou la mélisse (melissa officinalis) auront quant à elles des actions bénéfiques sur le moral et la dépression. Le ginseng (panax ginseng) est également un excellent tonique féminin qui pourra être indiqué pour se fortifier.

Les plantes circulatoires

Certaines plantes telles que le fragon (ruscus aculeatus), l’aubépine (Crataegus monogyna) ou la vigne rouge (vitis vinifera) auront quant à elles un effet sur la circulation sanguine. Les problèmes de retour veineux sont en effet relativement fréquents à cette période.

Une alimentation et des habitudes de vie adaptées seront également essentiels pour traverser cette période avec plus de sérénité. Lire aussi l’article sur les 4 piliers du bien-être.

Dérèglements hormonaux

Pour vous aider à identifier un éventuel déséquilibre hormonal, vous pouvez vous aider de ce test. Certaines plantes vont en effet avoir des effets sur la production hormonale, permettant de rééquilibrer le corps. Notons que les équilibres hormonaux sont complexes et très différents d’une personne à l’autre. Il faudra donc sans doute tester pas à pas ce qui fonctionne pour vous.

Pour stimuler la production d’œstrogènes (phase folliculaire du cycle menstruel), on utilisera des plantes à effet œstrogène-like comme : la sauge (salvia officinalis), le cyprès (Cupressus sempervirens), le houblon (humulus lupulus), la camomille matricaire (matricaria chamomilla), l’anis (pimpinella anisum), la tanaisie (tanacetum vulgare), le soja (glycine max), le trèfle rouge (trifolium pratense), l’angélique (angelica archangelica).

Pour stimuler la production de progestérone (phase lutéale du cycle menstruel), on utilisera des plantes à effet progestérone-like telles que : l’achillée mille-feuille (achillea millefolium), l’alchémille (alchemilla vulgaris), la salsepareille (smilax aspera), le gattilier (vitex agnus-castus).

Enfin, pour favoriser la production de LH et FSH (ovulation), on utilisera la verveine officinale (verbena officinalis).

Dernière petite astuce, le gingembre (zingiber officinale) et le ginseng (panax ginseng) peuvent également aider à stimuler la libido.


Les 5 plantes stars de la femme

Nous avons vu les différentes façons dont les plantes peuvent aider en agissant sur le système hormonal et reproducteur. A présent, nous allons voir un peu plus en détail comment utiliser 5 plantes stars de la féminité.

Ces plantes ont été choisies pour leurs propriétés spécifiques à la femme mais aussi parce qu’elles sont très disponibles dans nos contrées européennes. On peut donc facilement les faire pousser chez soi, les cueillir, les sécher et les consommer sans avoir recours à des procédés industrialisés.

Chaque plante a des propriétés spécifiques qui accompagnent la femme tout au long de sa vie. Prenez donc le temps de les découvrir, de les rencontrer et de vous les approprier pour pouvoir pleinement en bénéficier.

L’achillée mille-feuille

Description de la plante

Plante à fleur de la famille des Asteraceae, l’achillée (achillea millefolium) est très commune dans les champs, jardins, espaces verts… On la reconnaît à ses feuilles très découpées et caractéristiques, qui dégagent une odeur anisée très aromatique. Elle pousse très facilement au jardin. Se reproduisant par stolons, elle peut même devenir envahissante si elle n’est pas contrôlée. Ses fleurs sont généralement blanches mais il existe des variétés à fleurs rouges qui ont exactement les mêmes propriétés.

Achillée-millefeuille : grossesse, ménopause, aménorrhée, règles douloureuses

Propriétés

  • Plante réchauffante et circulatoire, qui stimule la circulation sanguine
  • Lutte contre les varices durant la grossesse
  • Améliore le retour veineux durant la ménopause
  • Favorise la transpiration et l’élimination des toxines
  • Déclenche les règles : aménorrhée ponctuelle ou chronique
  • Tonique des contractions utérines
  • Efficace en cas de règles douloureuses ou trop abondantes
  • Efficace pour contrôler les saignements post-partum
  • Décongestionne le foie : active l’élimination des hormones en excès
  • Soulage l’endométriose
  • Au niveau psychologique, va réconforter une personne sensible, blessée émotionnellement

Précautions d’usage

Ne pas utiliser chez une femme enceinte ou chez les personnes allergiques à la famille des Asteraceae.

Utilisation et posologie

Les feuilles fraîches peuvent être consommées pour aromatiser une salade, une omelette, une soupe ou autre. Récolter les plants lorsqu’ils sont bien aromatiques, qu’ils dégagent une belle odeur. Les feuilles et sommités fleuries séchées se prennent en tisane à raison de 30 g/L, 2 à 3 tasses par jour.

La tisane est particulièrement conseillée pendant la phase lutéale, pendant les quelques jours qui précèdent les règles.

L’agripaume

Description de la plante

L’agripaume (leonurus cardiaca) est une grande plante herbacée de la famille des Lamiacées. On peut facilement la faire pousser au jardin.

Agripaume : règles aménorrhée, stress, ménopause, axe coeur-utérus

Propriétés

  • stimule l’arrivée des règles lorsqu’elles sont retardées ou qu’elles n’arrivent plus à cause d’un stress
  • action calmante et anxiolytique
  • calme les bouffées de chaleur lors de la ménopause
  • action régulatrice sur le rythme cardiaque
  • calme les états d’hyperthyroïdie
  • peurs ou angoisses accompagnées de palpitations

Précautions d’usage

Ne pas utiliser en cas de grossesse. Elle peut provoquer des saignements menstruels.

Utilisation et posologie

On utilise les feuilles séchées et éventuellement les sommités fleuries. Celles-ci se préparent en infusion qui reste très amère. On peut aussi faire une teinture avec la plante récemment séchée :

  • au taux de 1:5 (100 g de plante pour 500 ml d’alcool) dans de l’alcool à 40° à 50°.
  • Prendre 30 à 60 gouttes de 1 à 4 fois par jour selon la personne et la condition.

L’agripaume va ainsi relier l’utérus et le cœur, en calmant cet axe lorsqu’il est en déséquilibre.

La sauge officinale

Description de la plante

La sauge (salvia officinalis) se cultive très facilement au jardin. Elle forme de beaux petits bosquets vivaces aux feuilles velues et argentées. Elle adore le soleil et les sols assez secs et pauvres. Pousse facilement en pots. C’est une véritable plante alliée de la femme, une des plus connues. Elle est très connue aussi des sorcières modernes qui en fabriquent des bâtons de fumigation.

Sauge officinale : cycle hormonal, règles douloureuses, contractions, oestrogène, ménopause

Propriétés

  • plante tonique et stimulante : relance petit à petit les processus vitaux après une période de fatigue ou de surmenage (physique et mental)
  • réchauffe, active la digestion et la circulation
  • régulatrice du cycle hormonal et des règles difficiles lorsque l’état est plutôt lié à un état de faiblesse (frilosité, stagnation)
  • antispasmodique : relaxe le ventre et apaise les contractions
  • œstrogène-like, stimule les récepteurs aux œstrogènes
  • freine la transpiration excessive des bouffées de chaleur lors de la ménopause (dans ce cas prendre une infusion refroidie qui a une action 2h après la prise)
  • resserre et tonifie les tissus enflammés
  • facilite la digestion

Précautions d’usage

La sauge s’utilise souvent en combinaison avec d’autres plantes dans les tisanes, en fonction des effets recherchés. Ne pas utiliser chez la femme enceinte ou allaitante. Éviter de l’utiliser s’il y a des antécédents de cancers hormono-dépendants.

Utilisation et posologie

On peut utiliser la plante fraîche ou sèche. La sauge se consomme très facilement dans l’alimentation comme une aromatique. Elle est délicieuse par exemple dans cette recette de spaguetti au beurre de sauge.

Pour les infusions de plante sèche, utiliser 20g/L d’infusion, 3 tasses par jour. Cette infusion vous reconnectera avec toute la puissance de votre féminité. Attention de ne pas en abuser car elle est puissante !

La verveine officinale

Description de la plante

Ne pas la confondre avec la verveine citronnelle qui est une plante de la même famille. La verveine officinale (verbena officinalis) est beaucoup plus amère en goût, avec des feuilles plus petites et disparates. Elle est très commune sur le bord des chemins, dans les champs, etc. Comme les autres plantes précédentes, vous pouvez très facilement la cultiver chez vous, en pleine terre ou en pot.

Verveine officinale : tensions nerveuses et musculaires, ménopause, syndrome prémenstruel

Propriétés

  • Très efficace pour relaxer les tensions nerveuses et musculaires liées au stress
  • C’est une plante refroidissante très bénéfique pour les personnes qui ont un déséquilibre de type Pitta en ayurveda
  • Facilite la digestion si elle est prise avant le repas
  • Aide à sortir du mental et au sevrage de toutes formes d’addictions
  • Apaise les bouffées de chaleur liées à la ménopause
  • Atténue le syndrome pré-menstruel
  • Favorise la montée de lait chez les femmes enceintes

Précautions d’usage

Ne pas utiliser dans les premiers mois de grossesse.

Utilisation et posologie

On utilise les feuilles et les sommités fleuries, que l’on fait sécher pour en faire des infusions ou des teintures.

La façon la plus efficace de la consommer est de prendre quelques gouttes de teinture (une trentaine de gouttes dans un verre d’eau) avant chaque repas pendant les quelques jours qui précèdent les règles. Pour réaliser la teinture, laisser macérer 100g de plante sèche coupée finement dans 500 mL d’alcool à 45°.

Pour une infusion, prendre environ 3 à 4 g de plante sèche par tasse de 150 mL, trois tasses par jour. L’infusion est très amère donc l’idéal est de la mélanger avec une pointe d’acidité (trait de citron) et d’autres plantes telles que la camomille matricaire, la mélisse ou la réglisse.

La grande ortie

Description de la plante

Une des plantes médicinales les plus connues ! Vous trouverez l’ortie (urtica dioica) à peu près partout, sur le bord des chemins, en lisière de forêt, dans les champs… Au jardin elle enrichit la terre mais c’est aussi une mauvaise herbe dont on a du mal à se débarrasser. Vous pouvez prendre le temps d’aller la récolter près de chez vous afin de la faire sécher pour en avoir toujours à portée de main.

Grande ortie : vitamines, minéraux, protéines, fer, antianémique, communication nerveuse et stress, renforce l'organisme, rétention d'eau

Propriétés

  • Très riche en vitamines, minéraux et protéines, ce qui permet de revitaliser l’organisme dès que cela est nécessaire
  • Dépurifiante, aide à l’élimination des déchets du corps
  • Stabilise la communication nerveuse dans les périodes de stress
  • Facilite le processus digestif
  • Antianémique : elle permet de pallier aux carences en fer liées à des règles abondantes
  • Diurétique : elle soulage la rétention d’eau

Précautions d’usage

Les précautions d’usage sont liées à la nature très diurétique de la feuille d’ortie. Ne pas prendre la feuille d’ortie en cas d’insuffisance rénale donc. Attention aussi en cas de tension basse. Éviter enfin si vous souffrez d’hémochromatose (excès de fer) ou si vous prenez des anti-coagulants de type anti-vitamine K.

Utilisation et posologie

On peut très bien cuisiner l’ortie dans une grande diversité de plats : soupes, tartes, galettes, pestos, etc. Elle se cuisine globalement comme des épinards.

L’infusion d’ortie sèche est également possible : 20 à 30 g de feuilles sèches par litre, 3 tasses par jour.

Les feuilles réduites en poudre peuvent être utilisées et ajoutées aux plats et préparations, à raison d’une cuillère à soupe par jour. Cela vous apportera des nutriments essentiels pour renforcer l’organisme dans ses mouvements cycliques.

Pour amplifier les effets des plantes…

N’oubliez pas que les plantes, outre leurs propriétés médicinales sur le corps, ont également un effet sur notre psychique. Elles nous soutiennent, nous réconfortent, nous offrent un temps pour nous ressourcer.

L’effet est donc renforcé par l’aspect psychologique (et il n’y a rien de mal à ça, tant que ça marche) : on visualise les pouvoirs de notre plante fétiche qui s’infusent en nous et nous font bénéficier de toutes ses propriétés.

Se concentrer sur les simples effets « médicinaux » de la tisane serait la faire passer pour un médicament comme un autre, et donc perdre le contrôle et l’écoute que ce temps de pause nous offre. Profitez de votre thé comme d’une vraie parenthèse, d’une occasion de vous reconnecter à votre nature cyclique et à votre féminité profonde. Visualisez l’énergie de la plante, de la nature, de la lune et des saisons pour véritablement vous reconnecter au corps guérisseur en vous.

Amusez vous à rencontrer vos plantes, à les découvrir, à les cueillir et à les préparer. Elles ont énormément à vous apporter !

5 plantes stars de la femme à découvrir : syndrome prémenstruel, règles douloureuses, aménorrhée, grossesse et allaitement, ménopause, dérèglement hormonal

J’espère que cette simple habitude vous parlera et que vous vous en servirez régulièrement. N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire, cela pourra servir à d’autres ! Et n’hésitez pas à enregistrer l’article dans votre panneau Pinterest préféré afin de pouvoir le retrouver à tout moment…

Sources

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter ce tableau Pinterest dédié aux plantes de la femme.

Le site de référence Althea Provence propose des centaines de fiches et vidéos sur les plantes médicinales.

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